mardi 21 juin 2016

L'ennui, les écrans et moi

Hello,



Le problème quand on a du temps à savoir qu'en faire, c'est qu'on ne sait plus quoi en faire justement.
Je me souviens du temps jadis où j'accueillais le temps de repos comme une vraie bouffée d'air frais. J'anticipais les loisirs que je programmais. Même les temps à ne rien faire je les programmais.

Malheureusement, depuis 2012, j'ai eu beaucoup (trop!) de temps de repos.

Parfois nécessaire, où je dormais ou vivais au ralenti. Cette convalescence, en pyjama, emmitouflée dans un plaid sur le canapé, à regarder (un peu) la télé ou à passer ( un peu) de temps sur internet, avant que le sommeil ne se fasse de nouveau nécessaire.

Mais trop souvent, le temps libre est pesant, angoissant. Pour oublier la réalité de ce temps vide, je remplis d'écrans mais tu le sais bien, les écrans c'est chronophage, et addictif. Chronophage, tant mieux j'ai du temps. Mais addictif. Il m'est impossible de décroché mes yeux, mon cerveau. Et c'est la chute infernale vers la mauvaise estime de soi. car quand j'arrive à la fin de la journée, et que le rapide bilan est : des écrans. je n'en retiens pas autre chose. Et je me sens flasque, sans force sans volonté, et surtout, toujours sans projet pour le lendemain.

Et c'est bien là le problème des personnes au chômage, en convalescence prolongée ou dans l'attente exclusive à longueur de journée : le manque de projet. Alors je succombe au premier truc qui remplit et qui passe à portée de main : les écrans. Sauf que ces écrans me rendent passive, et me coupent toute capacité à entrevoir d'autres occupations. Ils sapent ma motivation à occuper le temps intelligemment. 

Il faudrait débrancher la télévision, l'ordinateur? Mais quoi faire.

J'en suis arrivée plusieurs fois à m'ennuyer de ces écrans, et de les éteindre moi même. Mais très vite l'ennui me gagne. Et parfois la panique s'installe. Je lutte mais les idées pour m'occuper laisse place à l'angoisse de ne pas y arriver, écrasée par l'ampleur de la tâche. Mon esprit se torture lui même, se dénigre, entretient cette mauvaise estime de soi. J'étouffe de moi-même, j'aimerais me faire taire.

Alors pour m'apaiser, je rallume un écran. 

A Bientôt
Ladykat





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