jeudi 17 mars 2016

Attendre



Bonjour,

Je vais démarrer ce blog par un point sur ma prise en charge par la MDPH.

Au début de l'année, j'ai été convoqué par le pole emploi réinsertion, et en particulier chez une psychologue du travail pour faire un point sur ma situation et mes demandes. Elle a bien compris ma problématique. Elle m'a fait passer des tests de français, mathématiques, syntaxe et psychotechniques pour évaluer ma capacité à reprendre une formation.

Avant ces tests j'étais stressé à l'idée qu'ils révèlent que j'avais des ambitions au delà de mes capacités. (Dans l'idéal j'aimerai reprendre une formation diplômante à au moins Bac+3)
Après les tests, avant les résultats, j'avais le sentiment que ces tests étaient restrictifs et que je n'avais pas pu prouver l'ensemble de mes capacités.
Les tests se sont révélées positifs. Je suis apte à reprendre une formation niveau Bac+3 voir bac+5. Apte intellectuellement.

Mais la question de l'orientation et  des problèmes de santé ne sont pas résolus. Dans son rapport, elle m'a orienté vers un UEROS, structure d'accompagnement des cérébro-lésés vers une réinsertion.

1 mois et demi aprés j'ai reçu une convocation à une demi journée de présentation de cette structure.
C'était avant hier. Jusqu'à cette date j'ai eu le temps de me projeter dans ce que cette prise en charge UEROS pourrait m'apporter. Une lueur de voir enfin les choses bouger.

Une présentation d'une demi-heure collectivement puis un entretien individuel chacun à notre tour avec une médecin coordinatrice, une neuropsychologue et une assistante sociale.
Le programme de la prise en charge me plait. Même si l'idée de travailler dans un atelier de menuiserie ne m'enchante guère (en lien notamment avec le bruit) je comprend que ce n'est que pour évaluer notre capacité à suivre des consignes, et que ce n'est qu'un support.

Arrive l'entretien individuel. Dans un premier temps j'expose mon dossier médical. Ancienne (étudiante) infirmière, j'utilise naturellement un langage technique. Avec un certain recul comme si je parlais d'une autre personne. J'incite sur le fait que le bruit est pour moi de plus en plus handicapant. J'aborde le fait que ça peut me faire "péter les plombs". Rapidement on en vient à évoquer le plan psychologique. J'évoque que la prise en charge actuelle de ce coté là n'est absolument pas satisfaisante. Elles en arrivent à la conclusion qu'il faut d'abord m'orienter vers un SAMSAH qui s'attachent à régler des problèmes plus en lien avec le médical et l'autonomie. Je me sens autonome mais va pour le médical.

Je suis déçue. Déçue car ça annonce une prise en charge plus longue et que je ne suis pas prête de faire des projets pour l'avenir. Je comprends que ce soit nécessaire. J'espère que ça débouchera sur du mieux mais je demande à voir. J'ai l'impression de régresser.

J'aurai une réponse sous 15 jours mais comme il faut une décision validée par la MDPH, je ne sais pas quand tout cela sera effectif. Surtout qu'il faut prendre en compte des délais propre au SAMSAH.

Résultat des courses : il faut encore ATTENDRE

Cette attente me déprime. Depuis mon AVC je ne fais qu'attendre.
Je vais ATTENDRE que cette annonce se décante et que je l'accepte. Je vais accepter mon moment de déprime pour mieux en sortir.
Depuis cette annonce, j'ai besoin de faire beaucoup d'efforts pour fonctionner normalement. Et je ne fonctionne qu'au strict minimum. Mais ça va passer, ça passe toujours. En plus ou moins de temps.
Il faut ATTENDRE...

NB : j'espère que ma déprime n'est pas contagieuse, n'hésitez pas à réagir, à me raconter votre histoire si vous avez connu cette attente.

A bientôt

Ladykat

2 commentaires:

  1. Eh bien en effet, ce n'est pas si simple qu'on pourrait le penser.
    Je te souhaite plein de courage.

    RépondreSupprimer

Articles les plus consultés